RELIQUES

l’Ordre equestre du Saint-Sépulcre de jérusalem
L’Ordre du Saint-Sépulcre trouve sa source dans l’adoubement de chevalerie pratiqué depuis plusieurs siècles sur le tombeau du Christ. Au fil des temps, cet engagement s’est structuré, en lien avec les souverains pontifes. C’est avec la recréation du Patriarcat latin de Jérusalem en 1847 que les papes confient à l’Ordre sa mission actuelle : soutenir les communautés chrétiennes de Terre Sainte, ainsi que leurs œuvres caritatives, par l’aumône, le pèlerinage et la prière. L’engagement du chevalier est toujours le même : servir sans repos, dans la charité.
En outre, en France, les chevaliers du Saint Sépulcre de Jérusalem sont les auxiliaires du Chapitre de la Notre-Dame de Paris pour garder les saintes Reliques et notamment la précieuse Couronne d’épines. Cette garde de la Sainte Couronne a été dévolue aux chevaliers dès son retour à Notre-Dame en 1806 après le Concordat.
En 1336 la Palestine retrouve une activité religieuse permettant le rétablissement de la Custodie franciscaine du Mont Sion, dont le supérieur y représente alors le Souverain Pontife, sous l’autorité duquel l’Ordre est directement placé. En Europe l’Ordre se développe tant matériellement que spirituellement apportant par exemple au roi d’Aragon son soutien militaire pour la reconquête de l’Espagne.
En 1496 une bulle du pape Alexandre VI instaure le Souverain Pontife « Grand Maître » de l’Ordre et précise les conditions d’adoubement exclusivement par le supérieur de la Custodie franciscaine dans la ville sainte. Ces dispositions sont confirmées par plusieurs papes, en 1553, 1642, 1746. En France Louis XIV reconnait l’indépendance de l’Ordre par l’édit de 1693. La Révolution et les guerres de l’Empire arrêtent l’essor français de l’Ordre. C’est avec le régime du Concordat que l’Ordre put renaître et fut chargé de la garde de la Sainte Couronne à Notre-Dame.
Le pape Pie IX, qui avait rétabli en 1847, le patriarcat latin de Jérusalem, modernise par lettre apostolique de 1868 les statuts de l’Ordre. Le pape Pie XII délèguera en 1939 à la tête de l’Ordre un cardinal « Grand Maître ». Comme dans tous les pays est institué en 1929 un Lieutenant pour la France et le Custode, Grand Prieur de l’Ordre tient à Jérusalem le registre des chevaliers qui sont environ 30 000 aujourd’hui dans le monde, dont un millier en France.
Les buts et actions des chevaliers et dames de l’Ordre sont aujourd’hui d’accroître au sein de ses membres la pratique de la vie chrétienne en fidélité absolue au Souverain Pontife, soutenir et aider les œuvres et institutions culturelles et sociales de l’Eglise catholique en Terre Sainte, particulièrement celles du patriarcat latin, encourager la conservation et la propagation de la Foi en Terre Sainte en y intéressant les catholiques du monde entier et soutenir les droits de l’Eglise catholique en Terre Sainte. Le chef de la communauté chrétienne de Jérusalem est le Patriarche latin, à la tête du patriarcat ayant les attributs d’un archevêché soumis à Rome.

Pour exemple chaque année, les chevaliers et dames de l’Ordre de France apportent au Patriarcat latin de Jérusalem environ 1 million d’€uros s’ajoutant aux contributions des Lieutenance des autres pays à titre d’aide ordinaire. Concrètement le Patriarcat entretient 63 paroisses et 41 écoles ( 18 000 élèves) ainsi que des crèches, dispensaires et maternités.
Chaque pays organise une structure juridique ad hoc en fonction de sa législation fiscale nationale. En France l’Ordre dispose d’une association loi 1901, fondée en 1928. Elle a pu être reconnue d’utilité publique par décret du 29 décembre 1975 grâce à l’objectif de promouvoir l’enseignement du français. En cela la francophonie s’appuie sur la tradition issue des Capitulations franco-ottomanes remontant aux relations de François 1er avec Soliman le Magnifique. Elle vise à créer des institutions, notamment scolaires, pour permettre aux chrétiens orientaux, de communiquer en français. Depuis 2020, a été créé par l’Etat français un Fonds destiné à soutenir les écoles chrétiennes pour « promouvoir le français comme langue porteuse d’ouverture vers le monde, langue de culture, de développement de l’esprit critique et des principes d’égalité femme et homme » ; cela vient en complément de l’action de l’Ordre du Saint-Sépulcre.
Rôle et Vénération des Reliques
Garde des Reliques
Les chevaliers ont aussi une vénération particulière pour les reliques de sainte Hélène. La présence dans leur église capitulaire en France , Saint-Leu – Saint-Gilles, des reliques de sainte Hélène est due à l’Ordre du Saint Sépulcre, comme le rappelle une plaque dans l’église.
Ces saintes reliques furent placées à une hauteur de 7 mètres environ au-dessus de l’autel principal dans une chasse au pied du grand crucifix tout au fond du sanctuaire.

ACCUEIL de la communauté ORTHODOXE
a L’ÉGLISE SAINT- LEU SAINT-GILLES

L’histoire de l’accueil des orthodoxes à l’Eglise Saint Leu Saint Gilles remonte au 28 septembre 1997, le jour de l’après fête de l’Exaltation de la Croix dans l’Eglise orthodoxe. Le premier Moleben (Action de grâce ) célébré en présence de plusieurs prêtres orthodoxes fut accueilli par le prêtre catholique Georges Morand, le curé de Saint Leu Saint Gilles de l’époque qui exprima sa grande joie de voir pour la première fois dans cette Eglise un tel nombre d’orthodoxes. Il remarqua que la vénération des saints communs par les deux Eglises pourrait être un des chemins les plus naturels vers l’unité des catholiques et orthodoxes.
Le 17 mars de l’an 2000 le corps de Sainte Hélène fut transféré dans la crypte de l’Eglise, ce qui rendit la vénération plus accessible. Autrefois le reliquaire avait été suspendu à l’hauteur de 10 m au dessus et en arrière du maître autel.
Les offices orthodoxes réguliers débutèrent en avril 2002 fraternellement accueillis par la paroisse catholique de l’Eglise Saint Leu Saint Gilles. L’Acathiste aux saints Constantin et Hélène devant les reliques de Sainte Hélène dans la crypte est récité tous les vendredi à 16h.
La première liturgie orthodoxe devant les reliques de Sainte Hélène fut célébrée le 22 février 2003 et depuis cette date elle devint régulière. Elle est organisée et célébrée 1 fois par mois par la paroisse russe orthodoxe des Trois St Docteurs (5, rue Petel 75015), qui se charge aussi de l’Acathiste tous les vendredis. De nombreux pèlerins orthodoxes du monde entier viennent prier devant les reliques de la sainte impératrice Hélène, vénérée dans l’Eglise orthodoxe comme égale aux apôtres.
Chaque année une grande célébration est organisée en novembre en commémoration de la translation des reliques de Sainte Hélène à Paris en présence de la paroisse de l’Eglise Saint Leu Saint Gilles, des chevaliers de l’Ordre Saint Sépulcre et de la communauté orthodoxe.
Au cours de toutes ces années de l’accueil des orthodoxes à l’Eglise Saint Leu Saint Gilles les deux paroisses purent créer des liens d’amitié , de complicité dans le respect fraternel des traditions spirituelles de chaque Eglise.
Quelques paroissiens de Saint Leu Saint Gilles effectuèrent des voyages à Diveevo en Russie, au monastère créé par Saint Séraphin de Sarov, l’un des saints les plus vénérés dans l’univers orthodoxe. Catherine Fantou Gournay, la paroissienne de Saint Leu St Gilles écrivit et mit en scène un spectacle consacré à Saint Séraphin de Sarov, avec la participation des fidèles de nos deux paroisses. L’événement attira un très grand nombre de spectateurs.
La paroisse de Saint Leu Saint Gilles visita à plusieurs reprise l’Eglise orthodoxe russe des Trois Saints Docteurs (5, rue Pétel 75015 Paris).
Débutée sous le signe de l’unité, notre oeuvre reste fidèle à sa vocation première encore aujourd’hui, quand nous fêtons le bicentenaire du transfert des reliques de la sainte impératrice à Paris à L’Eglise Saint Leu Saint Gilles. En 2025 nous pouvons rendre grâce à Dieu pour les 28 ans de notre oeuvre depuis la toute première célébration orthodoxe à Saint Leu Saint Gilles en 1997 et 23 ans depuis le début des offices orthodoxes réguliers. Sainte impératrice Hélène nous inspire et nous guide sur les chemins de l’unité.
Sainte Hélène, prie le Seigneur pour nous!

